Taïwan et la Corée au coeur des discussions entre Joe Biden et Xi Jinping
par Nandita Bose et Stanley Widianto
NUSA DUA, Bali, Indonésie (Reuters) – Le président américain, Joe Biden, a déclaré lundi avoir expliqué à son homologue chinois, Xi Jinping, que les Etats-Unis renforceraient les moyens mis en oeuvre pour protéger leurs alliés en Asie si Pékin ne parvenait pas à freiner le programme nucléaire de la Corée du Nord.
Lors d’une conférence de presse après son premier face-à-face avec Xi Jinping depuis son entrée à la Maison blanche, Joe Biden a ajouté que leur conversation avait été franche sur plusieurs des sujets qui ont contribué ces dernières années à porter les relations sino-américaines à un niveau de tension jamais atteint depuis des décennies.
De son côté, Xi Jinping a déclaré dans un communiqué que Taïwan était « la première ligne rouge » à ne pas franchir dans les relations entre Pékin et Washington, ont rapporté des médias officiels chinois.
Joe Biden a expliqué avoir tenté de rassurer son homologue sur le fait que la politique américaine concernant Taïwan n’avait pas changé.
« Je ne crois pas qu’il y ait une tentative imminente, de la part de la Chine, d’envahir Taïwan », a-t-il ajouté devant les journalistes.
Il a expliqué que si Pékin n’était pas en mesure de freiner la Corée du Nord les Etats-Unis feraient davantage pour protéger leurs alliés dans la région, estimant que Pékin devait tenter de convaincre Pyongyang de renoncer à procéder à un septième essai nucléaire tout en précisant ne pas être certain que la Chine soit en mesure d’y parvenir.
Les deux présidents se sont accordés sur la mise en oeuvre d’un mécanisme permettant des communications plus régulières et le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, se rendra en Chine pour assurer le suivi des discussions, a ajouté Joe Biden. Cette visite à Pékin pourrait avoir lieu dès le début de l’an prochain, a précisé un haut responsable du département d’Etat à Washington.
« Je crois que nous nous comprenons l’un l’autre », a poursuivi le président américain.
Avant leurs discussions, qui ont duré un peu plus de trois heures dans un hôtel de Bali à la veille du sommet du G20, les deux hommes, souriants, avaient échangé une chaleureuse poignée de mains devant les journalistes.
XI FERME SUR TAÏWAN SELON LES MÉDIAS OFFICIELS CHINOIS
Selon la Maison blanche, leur conversation a néanmoins porté sur des sujets de tension entre les deux premières puissances économiques du monde, parmi lesquels les objections des Etats-Unis aux « actions coercitives et de plus en plus agressives » de la Chine envers Taïwan, les pratiques « contraires à l’économie de marché » de Pékin ou encore la politique de Pékin « au Xinjiang, au Tibet et à Hong Kong, et plus largement les droits humains ».
Avant cette rencontre, Joe Biden avait affiché sa détermination à garder ouvertes les lignes de communication entre Washington et Pékin à un niveau personnel et au niveau gouvernemental.
« En tant que dirigeants de nos deux nations, nous partageons à mes yeux la responsabilité de montrer que la Chine et les Etats-Unis peuvent surmonter leurs différences, éviter que la concurrence ne tourne au conflit et que nous pouvons trouver des moyens pour travailler ensemble sur des problématiques mondiales urgentes qui exigent que nous coopérions », avait-il dit.
Selon les médias officiels chinois, Xi Jinping a déclaré que « résoudre la question de Taïwan est un sujet qui concerne la Chine et les affaires intérieures chinoises » et que « quiconque cherchera à séparer Taïwan de la Chine nuira aux intérêts fondamentaux de la nation chinoise ».
Pékin, qui considère Taïwan comme une partie intégrante de son territoire, n’exclut pas officiellement de recourir à la force pour reprendre le contrôle de l’île, sur laquelle vivent 23 millions de personnes. Le gouvernement taïwanais, issu d’élections libres, rejette la revendication de souveraineté chinoise.
La dernière rencontre en personne entre Joe Biden et Xi Jinping, qui se sont entretenus par téléphone ou visioconférence à cinq reprises depuis l’investiture du président américain en janvier 2021, datait d’avant 2017, lorsque Joe Biden était le vice-président de Barack Obama.
(Reportage Eduardo Baptista, Nandita Bose, Fransiska Nangoy, Leika Kihara, David Lawder et Simon Lewis à Nusa Dua ; version française Myriam Rivet et Marc Angrand, édité par Sophie Louet)
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