Sri Lanka: Le Premier ministre démissionne après de violentes manifestations
par Alasdair Pal et Uditha Jayasinghe
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COLOMBO (Reuters) – Le Premier ministre sri-lankais a démissionné lundi, peu après de violents affrontements entre partisans et opposants au gouvernement dans la capitale commerciale Colombo alors que le pays est confronté à une grave crise économique.
Au cours de ces dernières semaines, marquées par des manifestations sans précédent sur cette île de 22 millions d’habitants, des manifestants ont réclamé la démission du président Gotabaya Rajapaksa et de son frère aîné, le Premier ministre Mahinda Rajapaksa.
« Il y a quelques instants, le Premier ministre Mahinda Rajapaksa a envoyé sa lettre de démission au président Gotabaya Rajapaksa », a indiqué un communiqué de l’administration du Premier ministre.
Dans cette lettre, dont Reuters a consulté une copie, le Premier ministre a déclaré qu’il démissionnait pour faciliter la formation d’un gouvernement intérimaire d’unité.
Ce départ s’inscrit dans le contexte d’une journée de chaos et de violence aboutissant à l’imposition d’un couvre-feu dans tout le pays.
Les partisans de l’actuel président ont attaqué lundi des manifestants, le premier affrontement majeur depuis le début des manifestations fin mars.
« (Je) condamne fermement les actes de violence commis par ceux qui incitent et participent, indépendamment des allégeances politiques », a déclaré le président Gotabaya Rajapaksa dans un tweet. « La violence ne résoudra pas les problèmes actuels ».
Le pays, criblé de dettes et dirigé par Gotabaya Rajapaksa et ses frères aux postes les plus élevés, a du mal à payer les importations de carburant et d’autres biens en raison de la pénurie de devises étrangères, entraînant des coupures d’électricité et une pénurie de biens de première nécessité.
(rédigé par Devjyot Ghoshal; version française Valentine Baldassari, édité par Kate Entringer)
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