Des hackers russes ont pris pour cible des scientifiques nucléaires américains
par James Pearson et Christopher Bing
LONDRES/WASHINGTON (Reuters) – Une équipe de pirates informatiques russes connue sous le nom de « Cold River » a ciblé trois laboratoires de recherche nucléaire aux Etats-Unis l’été dernier, selon des registres consultés par Reuters et cinq experts en cybercriminalité.
Entre août et septembre, alors que Vladimir Poutine prévenait que la Russie était prête à utiliser des armes nucléaires pour défendre son territoire, les hackers de « Cold River » ont ciblé les laboratoires nationaux de Brookhaven, situés dans l’Etat de New-York, à Argonne dans l’Illinois et à Lawrence Livermore, en Californie.
Des registres internet montrent que les pirates informatiques ont créé de fausses pages de connexion pour chaque laboratoire et envoyé des courriels à des scientifiques spécialisés dans la recherche nucléaire afin d’obtenir leur mot de passe.
Reuters n’a pas été capable de déterminer pourquoi ces laboratoires avaient été ciblés et si les attaques informatiques avaient été fructueuses.
Une porte-parole du laboratoire de Brookhaven n’a pas souhaité faire de commentaires. Celui de Lawrence Livermore n’a pas répondu à une demande de commentaires. Un porte-parole du laboratoire d’Argonne a renvoyé les questions auprès du département américain de l’Energie, qui s’est refusé à faire un commentaire.
« Cold River », qui a multiplié ses attaques contre les alliés de Kyiv depuis l’invasion russe de l’Ukraine, est apparu pour la première fois sur les radars des professionnels du renseignement après avoir ciblé le ministère des Affaires étrangères du Royaume-Uni en 2016.
Le groupe de hackers russes est impliqué dans des dizaines de piratage très médiatisés ces dernières années, selon plusieurs entreprises de cybersécurité.
(Reportage par James Pearson et Christopher Bing, avec la contribution de Polina Nikolskaya, Maria Tsvetkova et Anton Zverev; avec Zeba Siddiqui à San Francisco et Raphael Satter à Washington; Blandine Hénault pour la version française, édité par Bertrand Boucey)
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