Coup d’Etat militaire au Mali: Ibrahim Boubacar Keita contraint à la démission
Les organisateurs du coup d’Etat militaire au Mali ont annoncé mercredi qu’ils prévoyaient de mettre en place un gouvernement civil de transition chargé d’organiser de nouvelles élections, au lendemain de la démission du président Ibrahim Boubacar Keita.
Ibrahim Boubacar Keita, dit « IBK », a annoncé tard mardi soir qu’il démissionnait et qu’il dissolvait le parlement, à la suite de son arrestation plus tôt dans la journée par des soldats mutins, aggravant la crise dans un pays déjà confronté à une insurrection djihadiste et une vague de contestation.
Dans une intervention retransmise tôt mercredi matin par la télévision publique, un porte-parole des mutins, qui se décrivent comme le « Comité national pour le salut du peuple », a déclaré inviter la société civile et les partis politiques maliens à rejoindre le mouvement afin de mettre en place les conditions permettant une transition politique devant mener à des élections.
Entouré de soldats, le colonel Ismaël Wagué, porte-parole du comité, a expliqué que les mutins étaient passé à l’action pour éviter que le Mali ne sombre encore davantage dans le chaos.
« Notre pays s’enfonce dans le chaos, l’anarchie et l’insécurité et la faute en incombe principalement aux personnes qui sont responsables de son sort », a-t-il déclaré.
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté depuis juin dans les rues de Bamako pour demander la démission d’Ibrahim Boubacar Keita, lui reprochant ses échecs dans la lutte contre les problèmes sécuritaires croissants et la corruption.
La coalition M5-RFP, à l’origine de ce mouvement de contestation, a affiché son soutien aux militaires, son porte-parole Nouhoum Togo déclarant à Reuters que les derniers événements n’étaient « pas un coup d’Etat militaire mais une insurrection populaire ».
Des centaines de manifestants anti-gouvernement ont déferlé mardi soir dans le centre de Bamako pour acclamer les mutins qui traversaient la ville à bord de véhicules militaires.
Une précédente mutinerie également née dans la base de Kati en 2012 avait conduit à un coup d’Etat militaire ayant renversé le président Amadou Toumani Touré, accélérant la prise de contrôle du nord du Mali par les djihadistes qui continuent d’opérer dans le nord et le centre du pays.
La France, ancienne puissance coloniale, avait lancé en 2013 une opération militaire pour tenter de les contrer, mais les forces islamistes ont étendu leur influence dans la région dite des « trois frontières », où convergent les territoires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, où elles continuent de mener des attaques contre des soldats, des civils et des ressortissants étrangers.
Cette mutinerie a déclenché un concert de dénonciations à l’échelle internationale, Paris et d’autres capitales craignant que la chute d’IBK ne déstabilise encore davantage le Mali et la région du Sahel dans son ensemble.
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