Les agriculteurs protestent contre « l’agri-bashing »
PARIS (Reuters) – Des centaines d’agriculteurs ont convergé mercredi vers Paris au volant de leurs tracteurs, bloquant des accès à la capitale, afin d’interpeller le gouvernement sur les difficultés d’une profession préoccupée par son avenir.
D’autres actions ont été organisées dans toute la France à l’appel de la FNSEA, le principal syndicat agricole, ainsi que des Jeunes agriculteurs.
La FNSEA a appelé en fin de journée les manifestants à suspendre leur mouvement après avoir obtenu un rendez-vous mardi prochain avec le Premier ministre, Edouard Philippe.
« Nous suspendons et nous rencontrons le 3 (décembre) au matin, c’est-à-dire mardi matin à 9h30, Edouard Philippe et ses conseillers avec les Jeunes Agriculteurs pour refaire un point sur l’ensemble des sujets », a déclaré Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, à l’issue d’un entretien avec le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume.
A Paris, les agriculteurs se sont rendus avenue Foch, près des Champs-Elysées, afin de protester contre les grands traités commerciaux internationaux, la pression sur les prix exercée par la grande distribution ou encore le dénigrement dont ils s’estiment les victimes de la part du reste de la population.
« Le gouvernement nous met à nu, laissez-nous travailler », lisait-on sur une immense pancarte fixée à l’arrière d’un tracteur roulant vers Paris.
« On veut alerter tout le monde pour dire que s’il n’y a plus d’agriculteurs en France, ça va jouer sur l’économie française », soulignait Alix Heurtaux, 29 ans, agricultrice dans l’Essonne, dans une interview accordée à Reuters avant cette manifestation.
Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a déclaré mercredi après-midi au Sénat que « 1.086 tracteurs sont sur Paris, selon le comptage du ministère de l’Intérieur ».
« C’est un très haut chiffre. Et c’est une très grosse mobilisation », a-t-il dit lors de la séance des questions au gouvernement.
Il a exprimé son soutien aux agriculteurs qui « en ont marre du dénigrement permanent ».
« REVENU DÉCENT »
« Depuis 15 ans, tous gouvernements confondus, la France n’a pas réussi à donner un revenu décent à ses agriculteurs. Et c’est là, le drame », a souligné le ministre.
A Lyon, près de 500 tracteurs et voitures avaient convergé des départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes et ont bloqué les principaux accès autoroutiers de l’agglomération.
Le mouvement « soulevé par l’agri-bashing, les lourdeurs administratives, le pouvoir d’achat et la politique du gouvernement est parti pour durer », a estimé Pascal Girin, président de la FDSEA du Rhône.
Le sentiment d’isolement des agriculteurs a également été alimenté par la multiplication d’arrêtés municipaux interdisant notamment l’usage de pesticides à moins de 150 mètres des habitations. Ces arrêtés ont toutefois été pour la plupart remis en cause par les services de l’Etat.
Certains agriculteurs reprochent également au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, d’avoir décidé d’interdire en France l’utilisation du glyphosate d’ici 2021 – sous réserve de certaines dérogations en l’absence de solutions alternatives -, un herbicide jugé dangereux par les défenseurs de l’environnement mais que beaucoup d’exploitants souhaitent continuer à utiliser.
De même, les attaques contre des exploitations et des boucheries par certains défenseurs du bien-être animal ont accru le fossé entre la profession et une partie de la population, en particulier urbaine.
(Gus Trompiz, Noemie Olive, Emilie Delwarde, Matthieu Protard, Sophie Louet et Catherine Lagrange à Lyon, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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