Le confinement préoccupe les chrétiens en Inde
L’Inde a décrété le confinement jusqu’au 14 avril 2020 à cause de la pandémie du coronavirus Covid-19. Ces mesures lourdes préoccupent les chrétiens qui craignent qu’elles aient des conséquences fatales pour des millions d’Indiens.
Vu que les frontières entre les États fédérés ont aussi été fermées, de nombreux ouvriers ne peuvent pas voir leurs familles pendant plusieurs semaines. La peur de la faim est énorme. Les partenaires de la Solidarité Chrétienne Internationale sur place aident là où ils peuvent.
Le Premier ministre de l’Inde, Narendra Modi, s’est adressé à la population avec insistance : « Il sera absolument interdit de quitter la maison. Si tu ne peux pas supporter ces vingt et un jours, ce pays et ta famille se retrouveront vingt et un ans en arrière. » M. Modi a accordé aux 1,3 milliards de citoyens quatre heures exactement pour faire les courses nécessaires. Ceux qui violent les consignes du gouvernement encourent une peine de prison allant jusqu’à un an.
Certes, Narendra Modi a annoncé que l’approvisionnement de base était garanti et que les personnes ayant des professions importantes pouvaient continuer à se rendre au travail. Néanmoins, une question inquiétante s’est rapidement posée : comment approvisionner des millions de personnes avec le nécessaire vital.
Un demi lit d’hôpital pour mille habitants
Le 25 mars 2020, le nombre des personnes contaminées par le coronavirus en Inde s’élevait à plus de 600, le nombre de morts à 11. Cependant, le chiffre risque d’être beaucoup plus élevé. L’Inde n’a de loin pas la capacité de tester tous les malades soupçonnés d’avoir le coronavirus. Les experts craignent une catastrophe.
Si le nombre de contaminés explose comme dans d’autres pays, le système de santé serait bientôt au bord de la rupture, car il a été sapé par des années d’économies. L’Inde n’a que 0,5 lit d’hôpital pour mille personnes. En comparaison, la Suisse dispose de 4,7 lits pour mille personnes.
Une autre question se pose : comment la liste de mesures de protection contre la contamination peut-elle être respectée ? Notamment l’imposition de la règle de la distance sociale ne s’avère guère très praticable. Au nord de la capitale Delhi, par exemple, 36 000 personnes habitent au km2. Comment veut-on respecter la distance exigée ? Sans parler de la situation dans les bidonvilles…
Le confinement mènera-t-il à une famine ?
À cause des mesures dramatiques pour lutter contre la pandémie, des millions de personnes n’auront pas la perspective d’avoir un revenu jusqu’au moins mi-avril 2020. De nombreuses personnes risquent de ne plus rien avoir à manger dans quelques jours.
Environ 90 % des travailleurs indiens sont actifs dans le secteur informel. Ils gagnent leur vie comme journaliers, agents d’entretiens, crieurs, collecteurs des déchets, conducteurs de rickshaw ou ménagères. Ils n’ont aucune assurance et subissent entièrement toutes les conséquences du manque de leur salaire ou revenu.
Familles déchirées à cause du confinement
Le confinement total décrété prévoit en outre que toutes les frontières entre les États fédérés indiens restent fermées. De nombreuses personnes, surtout les pères de familles qui sont partis de leur maison pour travailler en ville, n’ont pas les moyens financiers pour rentrer dans leur village après l’annonce du confinement. Elles sont séparées de leurs familles et n’ont pas de possibilité de les soutenir dans leur misère.
A l’exemple de la famille d’Urmila Ekka de l’État fédéré du Jharkhand qui vit dans une pauvreté extrême et ne possède pas de terres. Le mari d’Urmila travaille comme journalier à Mumbai dans l’État fédéré du Maharastra, mais à cause du confinement, non seulement il n’a plus de travail mais il est resté bloqué à Mumbai et ne peux pas se rendre auprès de sa famille.
Urmila est désespérée. Elle ne sait pas comment elle pourra nourrir ses trois enfants. Son mari se pose aussi la question de quoi il vivra sans travail. Les partenaires CSI sont cependant une lueur d’espoir pour Urmila. Ils l’ont approvisionnée en aliments de sorte que la jeune maman aura assez à manger pour les prochains jours.
Faim ou coronavirus : qu’est-ce qui est pire ?
La menace de souffrir de faim à cause des mesures prises contre la pandémie préoccupe également Mohammed Sabir qui a un petit stand de boissons au yaourt sur un marché. « Je me sens complètement démuni. Je crains que nombre d’entre nous mourrons de faim avant que le coronavirus ne nous tue. »
Le journalier Ramesh Kumar, issu de l’État fédéré de l’Uttar Pradesh et travaillant à Delhi, reconnaît le risque du coronavirus. « Mais je ne peux pas simplement laisser mourir de faim mes enfants ! »
Vinod Prajapati qui vend des bouteilles d’eau à proximité de l’aéroport de Delhi relève l’essentiel du dilemme des millions d’Indiens avec un petit revenu : « Les simples gens comme nous ont le choix entre l’insécurité et la faim. Que devons-nous choisir ? »
Malgré toutes les séquelles du confinement en Inde, certains experts considèrent l’arrêt total décrété comme seul chemin pour protéger le pays d’un désastre humanitaire. En 1918, la grippe espagnole a causé 18 millions de morts en Inde. Le coronavirus pourrait produire un chiffre similaire si l’on ne prend pas des mesures drastiques.
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