Taïwan: Pékin abandonne l’adjectif « pacifique » pour évoquer la « réunification »
PEKIN/TAIPEI (Reuters) – Le Premier ministre chinois Li Keqiang s’est abstenu vendredi d’utiliser l’adjectif « pacifique » en évoquant la volonté d’une « réunification » avec Taïwan, un glissement sémantique qui pourrait suggérer une évolution politique dans un contexte de tensions croissantes entre l’île et le continent.
Dans un discours prononcé à l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), Li Keqiang a déclaré que la Chine « s’opposerait résolument et découragerait toute activité séparatiste visant à l’indépendance de Taïwan », considérée comme une province rebelle par Pékin.
« Nous encouragerons (les habitants de l’île) à se joindre à nous pour s’opposer à l’indépendance de Taïwan et promouvoir la réunification de la Chine », a-t-il ajouté.
Ses propos dérogent aux discours habituels des dirigeants chinois qui ont depuis plusieurs décennies constamment utilisé l’expression « réunification pacifique » en évoquant Taïwan.
La Chine n’a jamais exclu de renoncer à la force à l’égard de Taïwan et entend que l’île accepte le principe « un pays, deux systèmes », supposé garantir une large autonomie et qui régit déjà ses relations avec Hong Kong.
Réagissant aux propos de Li Keqiang, le conseil taïwanais des Affaires continentales, chargé des relations avec Pékin, a déclaré que les Taïwanais étaient résolument opposés à ce principe qui « rabaisse Taïwan et affecte la stabilité dans le détroit de Taïwan », qui sépare l’île et la Chine.
Un haut responsable taïwanais au fait des relations entre les autorités de l’île et Pékin a cependant précisé à Reuters que l’absence du qualificatif « pacifique » ne signalait pas un changement fondamental de l’approche de la Chine dans ce dossier.
Taïwan a dénoncé une multiplication des intimidations militaires chinoises autour de l’île depuis le début de la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus, des opérations décrites comme des manoeuvres militaires de routine par Pékin.
(Yew Lun Tian et Yimou Lee, version française Myriam Rivet, édité par Bertrand Boucey)
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