Renault veut supprimer 15.000 postes, dont 4.500 en France
par Gilles Guillaume et Sarah White
PARIS (Reuters) – Renault a annoncé jeudi à ses syndicats qu’il prévoyait de supprimer 15.000 postes à travers le monde, dont 4.500 en France, dans le cadre d’un plan d’économies sur trois ans qui passera par une restructuration de son ingénierie et de son outil de production.
Un tel plan représente une réduction d’un peu moins de 10% des effectifs du groupe au losange, qui se montaient l’an dernier à 180.000 personnes dans le monde et à 48.500 personnes dans l’Hexagone.
« Ça se fera via des départs naturels et volontaires », a déclaré à Reuters Franck Daout, représentant CFDT, à l’issue d’un Comité de groupe puis d’un CSE central extraordinaire. « Et la direction a bien insisté sur le fait que tout allait être négocié avec les pouvoirs publics et les organisations syndicales. »
Le constructeur, qui a accusé l’an dernier sa première perte nette en dix ans, doit présenter vendredi matin aux analystes financiers et à la presse un plan d’économies de deux milliards d’euros pour tenter de redresser la barre.
Le conseil d’administration de Renault a donné jeudi soir son feu vert pour que le groupe travaille sur un projet d’économies, a dit une source proche du dossier.
A CAUDAN, LA CGT VEUT QUE LA FONDERIE RESTE RENAULT
Outre les réductions d’effectifs envisagées, Renault étudie la fermeture de son site de recyclage mécanique de Choisy-le-Roi, la fin de l’assemblage de véhicules dans les usines de Flins et de Maubeuge, réfléchit à l’avenir du site de l’Alpine à Dieppe et à une cession de la Fonderie de Bretagne à Caudan, ont déclaré deux sources proches du groupe.
« Ils ont dit qu’il y avait des sujets sur plusieurs sites et qu’il allait falloir discuter », a ajouté Franck Daout, sans plus de précision.
A Caudan (Morbihan), sur le site qui emploie 370 personnes, les rares annonces faites au CSE ont été accueillies avec frustration et colère.
« Ce qu’on veut, c’est rester dans le groupe Renault », a déclaré Mael Le Goff, délégué syndical CGT de la fonderie. « L’outil de production est neuf, les pouvoirs publics ont participé à la reconstruction de l’entreprises aussi et mettent la main à la poche depuis plus de dix ans. Donc nous, un repreneur, non. »
Dans l’ingénierie, Renault envisage également de réduire drastiquement le nombre de sous-traitants avec lesquels il conçoit ses véhicules, en ramenant à quatre ou cinq les grands prestataires généralistes pour l’ingénierie des produits.
Selon le quotidien Les Echos, les projets d’extension et les investissements prévus au Maroc et en Roumanie seront également suspendus, et le plan de restructuration entraînera en tout une réduction de la capacité de production de 4 à 3,3 millions de véhicules dans le monde.
La veille, l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a dévoilé une stratégie de mutualisation accrue de ses programmes afin que l’efficacité prime désormais sur les volumes, tournant ainsi le dos à la stratégie d’expansion à marche forcée de Carlos Ghosn.
Un porte-parole de Renault a refusé de faire un commentaire.
(avec Caroline Paillez à Caudan (Morbihan), édité par Nicolas Delame et Henri-Pierre André)
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