JO PARIS 2024: Le judoka palestinien Fares Badawi éliminé
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Le judoka palestinien Fares Badawi, éliminé en seizièmes de finale des Jeux olympiques de Paris 2024 en moins de 81 kg, a assuré mardi qu’il ne combattrait pas contre un adversaire israélien si cela devait se produire.
« Bien sûr que non », a-t-il répondu en zone mixte à un journaliste lui demandant s’il accepterait d’affronter un judoka israélien. « Je vous ai dit, je ne peux pas serrer la main de quelqu’un qui tue mon peuple. C’est difficile pour moi. »
Lundi, la Fédération internationale de judo (IJF) a indiqué dans un communiqué qu’elle mènerait après les JO « un examen complet et une enquête sur la situation » après la disqualification de l’Algérien Redouane Messaoud Dris en raison d’un poids un peu trop élevé lors de la pesée à la veille de son entrée en lice face à l’Israélien Tohar Butbul en moins de 73 kg.
« Nous pensons que le sport doit rester un domaine d’intégrité et d’équité, à l’abri des influences des conflits internationaux. Malheureusement, les athlètes sont souvent victimes de conflits politiques plus larges qui vont à l’encontre des valeurs du sport », avait déclaré l’instance sportive.
« Je pense qu’ici, aux Jeux olympiques, nous sommes ici pour faire la paix, mais si vous faites la guerre dans notre pays et que vous voulez faire la paix ici, c’est comme si vous aviez deux visages », a poursuivi Fares Badawi.
« Je vis en Allemagne maintenant. Mon oncle, mes cousins sont à Gaza, ils ont quitté leur maison. Ils souffrent actuellement. »
Défaite au premier tour des moins de 63 kg par la Française et championne olympique en titre Clarisse Agbégnénou, l’Israélienne Gili Sharir a déclaré que les athlètes d’Israël étaient habitués à voir leurs adversaires refuser de leur serrer la main.
« Ce n’est pas quelque chose de nouveau à cause de la guerre, ça arrive depuis des années et à chaque fois que je vois ça, ça me met tellement en colère parce qu’on vient ici pour faire du sport », a-t-elle déclaré en zone mixte.
« Quand on ne peut même pas serrer la main de notre adversaire, ça m’agace tellement. De notre point de vue, nous, athlètes d’Israël, faisons tout notre possible pour que ce soit un combat loyal. On serre la main de notre adversaire à chaque match parce que nous croyons en l’amour du sport. »
Lundi, l’Israélien Tohar Butbul, éliminé en huitièmes de finale, a adressé un message de paix vis-à-vis de l’Algérien qui a manqué sa pesée avant de l’affronter.
« Je le respecte. C’est un très bon judoka. Je souhaite qu’un jour, on aura la paix au Moyen-Orient pour que je puisse aller m’entraîner en Algérie et qu’il puisse s’entraîner en Israël. Peut-être qu’un de ces jours, je pourrais lui serrer la main », a-t-il dit.
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Kate Entringer)
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