Graves inondations en Afrique de l’Est, situation critique en Somalie
MOGADISCIO (Reuters) – Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’Afrique de l’Est ont provoqué des inondations dans plusieurs villes et une catastrophe d’une ampleur à laquelle la Somalie n’avait pas été confrontée depuis des décennies, avec au moins 29 morts et plus de 300.000 personnes déplacées dans un des pays les plus pauvres du continent.
Ces inondations font suite à une des plus graves sécheresses que la région ait connu depuis 40 ans, fragilisant davantage les populations.
« Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas arrivé depuis des décennies. C’est même pire que les inondations de 1997 », a déclaré Hassan Isse, directeur général de l’Agence somalienne de gestion des catastrophes (SOMDA).
Le nombre de morts et de déplacés vont probablement encore augmenter, a précisé Hassan Isse, car de nombreuses personnes sont piégées par les eaux de crue.
« Je ne me souviens pas de telles inondations de ma vie », a déclaré Mohamed Farah, un ancien de la ville de Baidoa, dans le sud-ouest de la Somalie. « Les gens continuent de fuir la ville pour trouver refuge sur les hauteurs. »
Selon les Nations unies, au moins 2.400 habitants de la ville de Luuq sont encerclés par les eaux, le fleuve Jubba qui arrive d’Ethiopie étant sorti de son lit.
Au Kenya voisin, les inondations ont fait au moins 15 morts, tandis qu’en Ouganda, les eaux ont submergé un pont reliant la capitale Kampala au nord-ouest du pays.
Ces pluies diluviennes sont le résultat de la combinaison de deux phénomènes météorologiques, El Niño et le dipôle de l’océan Indien, qui se traduisent par une hausse des températures de surface de la mer et accentuent les précipitations, relève Nazanine Moshiri, spécialiste du climat à l’International Crisis Group.
« Leur impact est aggravé par le fait que le sol est très abîmé par la sécheresse sans précédent qui les ont précédé. Les conflits régionaux et la présence (en Somalie) de la milice (islamiste) Al Chabaab compliquent aussi la construction de protections contre les inondations », souligne l’experte.
Les scientifiques ne cessent de rappeler que le changement climatique va provoquer des phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus intenses et fréquents, une situation ingérable pour les pays les plus pauvres sans une aide accrue des pays riches et des institutions financières internationales.
(Reportage d’Abdi Sheikh, Elias Biryabarema et Hereward Holland, version française Tangi Salaün, édité par Kate Entringer)
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