La plate-forme « crypto » FTX en quête de capitaux pour survivre
par Angus Berwick et Tom Westbrook
(Reuters) – La plate-forme d’échange de cryptoactifs FTX s’efforçait jeudi de lever environ 9,4 milliards de dollars (9,3 milliards d’euros) auprès d’investisseurs et de concurrents, a-t-on appris de source proche du dossier, la poursuite des retraits des actifs par ses clients menaçant sa survie après l’abandon du projet de reprise par Binance.
Le directeur général de FTX, Sam Bankman-Fried, a déclaré dans une note aux salariés être en discussions avec « un certain nombre d’acteurs » du secteur des cryptoactifs, parmi lesquels Justin Sun, le créateur du jeton Tron.
Mais il a ajouté qu’il ne voulait pas « suggérer quoi que ce soit sur les chances de succès » de sa démarche et s’est une nouvelle fois déclaré « désolé » de la situation dans laquelle se trouve l’entreprise.
Il a expliqué que sa société d’analyse financière, Alameda Research, qui est en partie à l’origine des difficultés de FTX selon plusieurs sources, était en train de mettre un terme à ses activités.
Plusieurs sources ont expliqué à Reuters que FTX avait transféré quelque quatre milliards de dollars à Alameda en puisant dans les dépôts des clients, afin de la renflouer après une série de lourdes pertes.
Les graves difficultés de FTX, qui était devenue l’une des plus importantes plates-formes d’échange de crypto-actifs d monde, ont déclenché une nouvelle crise de confiance dans le secteur des « crypto », avec pour conséquence une rechute du cours du bitcoin sous 16.000 dollars, au plus bas depuis la fin 2020.
Le bitcoin regagnait toutefois du terrain jeudi, profitant du regain général d’appétit pour le risque sur les marchés après les chiffres meilleurs qu’attendu de l’inflation aux Etats-Unis.
Le FTT, le jeton créé par FTX, rebondissait de son côté de plus de 130% mais il accusait encore une chute de plus de 80% par rapport à son cours de la semaine dernière.
Dans un message publié sur Twitter, Justin Sun a déclaré: « nous sommes en train d’échafauder une solution avec FTX afin de trouver une issue », sans plus de précision. Sollicité par Reuters, Justin Sun n’a pas répondu.
Un porte-parole de FTX s’est refusé à tout commentaire.
Selon le site d’information Axios, FTX a aussi approché la plate-forme d’échange Kraken.
LES AUTORITÉS AMÉRICAINES ENQUÊTENT
Un message publié sur le site de FTX informe les visiteurs que la plate-forme ne permet plus aucun retrait, ni aucune ouverture de compte.
Selon le Wall Street Journal, Sam Bankman-Fried a déclaré à des actionnaires de l’entreprise qu’Alameda Research devait environ 10 milliards de dollars à FTX; le quotidien ajoute que FTX a prêté à Alameda environ la moitié des dépôts de ses clients.
Les autorités financières américaines ont ouvert une enquête sur la gestion des dépôts des clients de FTX et ses activités de prêt de crypto-actifs, selon une source informée de ces investigations.
Les clients de FTX ont commencé à retirer en masse leurs avoirs la semaine dernière après la publication d’un article de presse soulignant les interrogations sur la solidité du bilan d’Alameda.
Ces retraits ont conduit le directeur général de Binance, Changpeng “CZ” Zhao, l’une des personnalités les plus célèbres du secteur, a annoncer sur Twitter que sa société allait céder la totalité de ses FTT, ce qui a amplifié la crise de liquidité de FTX.
Après avoir annoncé son intention de reprendre FTX, Binance a décidé mercredi de renoncer à son projet, ce qu’il justifié par un examen approfondi des comptes, la publication de nouvelles informations sur la gestion des dépôts des clients et l’ouverture de l’enquête des autorités américaines.
Plusieurs actionnaires de FTX ont déjà déprécié fortement voire totalement leur participation, à l’instar du fonds de capital-risque Sequoia.
Parmi les autres actionnaires de FTX figurent le fonds de pension canadien Ontario Teachers Pension Plan et les fonds d’investissement Tiger Global et Softbank.
(Reportage Angus Berwick et Anirban Sen à New York, Georgina Lee à Hong Kong, Tom Westbrook à Singapour, Elizabeth Howcroft à Londres et Hannah Lang à Washington, version française Marc Angrand)
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