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Les USA inquiets de mouvements de troupes russes, Moscou dément tout projet d’attaque

par Dmitry Antonov, John Irish et Robin Emmott

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MOSCOU/PARIS (Reuters) – Les Etats-Unis ont fait part à leurs alliés européens de leurs inquiétudes sur des mouvements de troupes russes potentiellement suspects à la frontière ukrainienne, qui pourraient suggérer la préparation d’une possible offensive, ont déclaré vendredi quatre diplomates à Reuters.

La Russie a catégoriquement démenti un tel scénario et accusé les Etats-Unis de manoeuvres agressives dans la zone de la mer Noire.

Selon les diplomates européens interrogés par Reuters, des responsables américains ont évoqué la menace d’une attaque sur l’Ukraine lors d’une réunion à Bruxelles avec des homologues européens. Deux d’entre eux ont dit que ces propos avaient été tenus mercredi lors d’une réunion des ambassadeurs auprès de l’Alliance atlantique.

Ils n’ont pas donné plus de détails sur l’argumentaire américain, ni sur les données avancées à l’appui de leurs préoccupations.

Une autre source diplomatique a indiqué à Reuters que Karen Donfried, secrétaire d’Etat adjointe aux Affaires européennes et eurasiennes, avait relaté son récent déplacement à Moscou et souligné son inquiétude quant aux événements à la frontière orientale ukrainienne lors d’une réunion du Conseil de l’Atlantique Nord, principal organe de décision politique de l’Otan, la semaine dernière.

Le Washington Post avait signalé le 30 octobre des mouvements de troupes et d’équipements russes considérés comme inquiétants par Américains et Européens. Bloomberg avait fait état jeudi des craintes américaines à ce sujet.

« De tels titres de presse ne font rien de plus que d’alimenter les tensions inutilement et sans fondement. La Russie ne menace personne », a déclaré vendredi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors d’une conférence téléphonique.

Il a rappelé que la Russie était seule décisionnaire dans le déploiement de ses troupes sur son propre territoire.

« Nous avons répété à maintes reprises que les mouvements de nos troupes à l’intérieur de nos frontières ne devraient pas susciter d’inquiétudes », a-t-il souligné.

EXERCICE OU TENTATIVE D’INCURSION?

A Bruxelles, un porte-parole de la Commission européenne a déclaré vendredi lors d’un point de presse que les Européens continuaient de suivre l’évolution de la situation, précisant que les informations réunies jusqu’ici étaient « plutôt inquiétantes ».

A Paris, les ministres français des Armées et des Affaires étrangères, Florence Parly et Jean-Yves Le Drian, ont demandé à leurs homologues russes Sergueï Choïgou et Sergueï Lavrov de « se réinvestir dans les négociations en format Normandie en acceptant la tenue d’une ministérielle N4 prochainement, conformément à l’engagement du président Poutine », rapporte un communiqué de leurs ministères.

Ils ont rappelé la Russie à ses engagements « pris dans le cadre de l’OSCE, sur la transparence sur les mouvements et activités militaires et à la pleine mise en œuvre des mesures de confiance et de sécurité prévues dans ce cadre. »

Une « claire mise en garde », précise le communiqué, « sur les conséquences graves de toute nouvelle atteinte éventuelle à l’intégrité territoriale de l’Ukraine. »

Le ministère russe de la Défense a signalé vendredi avoir détecté six vols d’avions espions de l’Otan dans l’espace aérien situé à l’aplomb de la mer Noire, dans le cadre de ce qu’il décrit comme une intensification de la reconnaissance aérienne de la part des forces occidentales.

L’armée russe a également précisé qu’elle suivait les déplacements de navires de la Marine américaine en mer Noire.

« Nous considérons l’activité militaire agressive des Etats-Unis dans la région de la mer Noire comme une menace à la sécurité régionale et à la stabilité stratégique », observe-t-elle dans un communiqué.

La Russie a annexé la Crimée en 2014 et revendique désormais la propriété des eaux territoriales baignant cette péninsule toujours reconnue comme ukrainienne par la plupart des pays.

« Le schéma russe à l’oeuvre est différent de ce que nous avons pu voir auparavant », déclare une source à l’Otan. « A ce stade, il est difficile de savoir si ces mouvements militaires visent à une incursion en Ukraine ou s’il s’agit juste d’un exercice. »

Les tensions dans la région sont déjà vives en raison de la crise migratoire à la frontière polono-biélorusse, orchestrée par Minsk selon les Européens, qui préparent de nouvelles sanctions contre le régime d’Alexandre Loukachenko.

(Reportage Dimitri Antonov, John Chalmers, John Irish et Robin Emmott, version française Myriam Rivet et Sophie Louet, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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