Nucléaire: L’Allemagne va fermer trois de ses six dernières centrales
BERLIN (Reuters) – L’Allemagne fermera vendredi trois de ses six dernières centrales nucléaires, les réacteurs de Brokdorf, Grohnde et Gundremmingen C, exploités par les compagnies d’électricité E.ON et RWE.
Les trois dernières centrales nucléaires – Isar 2, Emsland et Neckarwestheim II – seront arrêtées d’ici la fin 2022. « Pour l’industrie de l’énergie en Allemagne, la sortie du nucléaire est définitive », a déclaré Kerstin Andreae, directrice de BDEW, l’association du secteur de l’industrie de l’énergie.
Les six centrales nucléaires ont contribué à environ 12% de la production d’électricité en Allemagne en 2021, selon les chiffres préliminaires de la BDEW. La part des énergies renouvelables était de près de 41% dans le pays, le charbon représentant un peu moins de 28% et le gaz environ 15%.
L’Allemagne souhaite que les énergies renouvelables couvrent 80% de la demande d’électricité d’ici à 2030, en développant les infrastructures liées aux énergies éolienne et solaire.
Le nouveau gouvernement, qui prévoit d’intensifier la lutte contre le changement climatique, a maintenu la sortie du nucléaire dans son accord de coalition.
Les groupes de défense de l’environnement ont salué cette décision, mais ont prévenu que l’année 2022 ne verrait pas la véritable fin de l’ère nucléaire en Allemagne.
« Nous devons dire qu’il y aura encore des usines d’enrichissement d’uranium en Allemagne, comme celle de Gronau », a déclaré à Reuters Arne Fellermann, responsable du groupe environnemental BUND.
« Il y a aussi un réacteur de recherche à Garching qui fonctionne encore avec de l’uranium de qualité militaire », a-t-il ajouté.
Interrogé sur les retombées en matière d’emploi, le maire de Gundremmingen, Tobias Bühler, a déclaré que les employés de la centrale se chargeraient du démantèlement du réacteur après l’arrêt.
« Et cette période de démantèlement va certainement prendre encore une ou deux décennies », a précisé Tobias Buehler. Le coût total du démantèlement est estimé à 1,1 milliard d’euros par centrale par E.ON, qui a provisionné 9,4 milliards pour la phase de post-exploitation nucléaire, comprenant le démantèlement de l’installation, le conditionnement et le nettoyage des déchets radioactifs.
Le démantèlement devrait être achevé d’ici 2040.
(Reportage Tom Kaeckenhoff, Vera Eckert et Elena Gyldenkerne, version française Augustin Turpin, édité par Sophie Louet)
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