Le Pen dément tout « rétropédalage » sur la peine de mort
PARIS (Reuters) – Marine Le Pen a démenti vendredi tout « rétropédalage » sur un projet de référendum sur le rétablissement de la peine de mort en France en cas d’élection à la présidence de la République.
Interrogée sur le sujet jeudi sur France 2, la candidate du Rassemblement national, qui propose de mettre en place un référendum d’initiative citoyenne, avait pourtant déclaré que « la question de la peine de mort pourrait passer par un référendum ». « Tout pourrait passer par référendum sauf ce qui va à l’encontre de la Constitution », avait-elle néanmoins ajouté.
C’est ce point qu’elle a invoqué vendredi, lorsque, à une nouvelle question sur un tel référendum, elle a répondu de manière plus tranchée sur BFMTV et RMC: « On ne peut pas, c’est anticonstitutionnel. »
Elle a insisté quelques heures plus tard devant des journalistes lors d’un déplacement à Pertuis, dans le Vaucluse: « Je ne crois pas qu’il y ait un rétropédalage. Je l’ai toujours dit, le référendum d’initiative citoyenne ne peut pas modifier la Constitution, je l’ai dit et redit à plusieurs reprises. »
La Constitution de la Ve République dispose, dans son article 66-1, que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ».
D’autres dispositions prévoient par ailleurs qu’une révision constitutionnelle ne peut intervenir que sur l’initiative du président de la République ou de membres du Parlement. S’il est adopté par le Parlement, le texte doit ensuite être soumis à référendum, sauf si le chef de l’Etat préfère la voie du Congrès quand il est à l’origine du projet de révision.
Marine Le Pen paraît toutefois ne pas envisager d’organiser elle-même un référendum sur la peine capitale si elle est élue présidente de la République face au chef de l’Etat sortant Emmanuel Macron le 24 avril.
« Je pense en réalité que les Français ne le voteraient pas (le rétablissement de la peine de mort-NDLR) pour une raison simple, c’est que je mettrais en place la perpétuité réelle (…) ce que souhaitent les Français », a-t-elle déclaré jeudi sur France 2.
« En plus, j’y suis opposée », a-t-elle dit vendredi sur BFMTV et RMC.
(Rédigé par Bertrand Boucey, édité par Nicolas Delame)
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