La France commence à livrer directement du gaz à l’Allemagne
PARIS (Reuters) – La France a commencé jeudi à livrer directement du gaz à l’Allemagne à travers leur interconnexion frontalière, pour la première fois dans l’histoire des échanges entre les deux pays, dans le cadre d’un accord conclu pour faire face à la baisse des importations de gaz russe.
Les premières capacités de livraisons par gazoduc commercialisées s’élèvent à 31 gigawattheures par jour (GWh/j) alors que l’interconnexion d’Obergailbach (Moselle) peut permettre un flux maximum de 100 GWh/j, a annoncé dans un communiqué GRTgaz, qui gère la majeure partie du réseau de transport de gaz en France.
Thierry Trouvé, son directeur général, a précisé à des journalistes que le niveau de 31 GWh/j était lié aux conditions de fonctionnement du réseau, qui fait l’objet de travaux actuellement. Le dirigeant a ajouté ne pas être en mesure de dire à quelle échéance le maximum de 100 GWh/j pourrait être atteint.
Ce niveau de 100 GWh/j représenterait environ 10% de ce que la France reçoit chaque jour sur l’ensemble de ses quatre terminaux méthaniers, a-t-il souligné.
« (Nous sommes) raisonnablement optimistes sur notre capacité à la fois à servir la demande, à soutenir la production d’électricité et à jouer la solidarité européenne », a ajouté Thierry Trouvé, confirmant les perspectives présentées par GRTgaz mi-septembre.
« Si c’est un hiver froid, le bilan est plus serré. Mais si on met en oeuvre la sobriété (…), on considère qu’on peut faire face à un hiver froid ou très froid sans avoir besoin de réduire la consommation des Français. »
Les installations d’Obergailbach étaient conçues pour fonctionner dans le sens Allemagne-France, ce qui a contraint GRTgaz à les adapter ces derniers mois pour inverser les flux dans le cadre d’un accord de solidarité consécutif à la diminution des livraisons de gaz russe à l’Europe, à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
L’interconnexion d’Obergailbach – la seule existante entre les deux pays – permet désormais de livrer du gaz à l’Allemagne sous la forme d’une capacité journalière, réservable chaque jour pour le lendemain dans le cadre d’un processus d’enchères, à un prix minimum régulé de 1,53 euro par MWh par jour.
(Reportage Benjamin Mallet, édité par Matthieu Protard)
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