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Brexit: Macron détient la clé des négociations sur la pêche

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par Michel Rose

PARIS/BRUXELLES (Reuters) – La France prépare discrètement ses pécheurs à un moindre accès aux eaux britanniques après la fin de la période transitoire entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, dans le but de lever l’un des principaux obstacles à la conclusion d’un accord commercial, selon des membres du secteur.

Sans être suffisant, un accord sur les droits et les quotas de pêche sera nécessaire à la conclusion des négociations sur les relations commerciales entre les deux parties à compter du 1er janvier.

Pour le moment, leurs positions sur la pêche sont diamétralement opposées et le chef de l’Etat français, qui se sait scruté sur le sujet par le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, possible rival à la présidentielle, martèle en public son soutien aux pécheurs.

Mais le gouvernement est sur la corde raide. Alors qu’Emmanuel Macron se préparait à rencontrer ses homologues européens à Bruxelles jeudi dernier, son secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Clément Beaune, effectuait un déplacement à Port-en-Bessin, dans le Calvados.

« Un seul objectif : défendre et protéger les intérêts des pêcheurs », écrivait-il sur Twitter, posant devant un chalutier au nom symbolique: « L’Europe ». « Nous négocions avec calme et grande fermeté, nous nous battons (…) pour la pêche française. »

Le message de fermeté envoyé à Londres et Bruxelles est clair. Mais, loin des caméras, la délégation gouvernementale avait un autre message à faire passer aux représentants du secteur réunis pour l’occasion.

« CE NE SERA PLUS COMME AVANT »

Selon Jérôme Vicquelin, figure de la pêche locale et propriétaire du chalutier, qui a assisté au déplacement, les ministres ont aussi prévenu qu’il serait illusoire d’espérer le maintien des conditions de pêche actuelles.

« Je suis intervenu quand on était sur la passerelle du bateau, » a-t-il raconté à Reuters.

« Il n’y avait pas de journalistes. J’ai été assez cash en leur disant: ‘Voilà, c’est très bien, vous êtes venus, mais j’appréhende parce que je sais très bien ce qui peut arriver : pour nous, seulement 10-15% de perte de chiffre d’affaires (…) ça va être catastrophique à long terme' ».

« Ils ont été cash aussi, (laissant entendre) que ne ce sera plus comme avant. Pour moi c’est clair. C’est la volonté d’essayer d’avoir le moins de casse possible. »

Interrogé sur ces propos, le secrétariat d’Etat aux Affaires européennes a fait savoir qu’il avait prévenu les pécheurs qu’ils ne pouvaient s’attendre à un « statu quo ».

L’échange illustre bien la position délicate de la France qui, dans cette phase d’intenses négociations, cherche à obtenir les meilleures conditions possibles pour ses pécheurs, sans risquer de les faire capoter.

Emmanuel Macron l’a laissé transparaître lors du dernier Conseil européen. Après avoir déclaré que les pécheurs français ne seraient pas les « sacrifiés » du Brexit, il a reconnu: « Est-ce que la situation sera la même qu’aujourd’hui ? Non, nos pêcheurs le savent, nous aurons à les accompagner ».

La France n’est pas pour autant prête à céder à toutes les demandes britanniques sur la pêche et refuse notamment toute renégociation de droits d’accès sur une base annuelle. Le plan B – un « no-deal », qui serait sûrement temporaire, pense-t-on à Paris – reste sur la table.

Paris peut compter sur le soutien de l’Espagne, de l’Allemagne et des Pays-Bas. « Nous sommes sur la même longueur d’onde que la France », confie l’ambassadeur d’un grand pays européen. « Des négociations annuelles sur la pêche seraient infaisables », dit un autre diplomate en poste à Paris.

Mais Michel Barnier, le négociateur européen, a fait comprendre lors d’une récente visioconférence avec des députés français qu’une position « maximaliste » sur la pêche serait contre-productive. « Du bout des lèvres, il a laissé entendre qu’il faudrait bien lâcher du lest quelque part si on voulait un accord », selon une source parlementaire.

« Macron détient la clé », a jugé un diplomate européen au coeur des négociations sur le Brexit. « Si la France lâche du lest, nous pouvons obtenir un accord. »

(Edité par Jean-Philippe Lefief)

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