Manifestations contre la vie chère au Nigeria, au moins trois morts
par Ope Adetayo
ABUJA/KADUNA (Reuters) – Au moins trois manifestants ont été tués jeudi au Nigeria, dans l’Etat de Kaduna (centre), lors d’une journée de mobilisation nationale contre la hausse du coût de la vie et la « mauvaise gouvernance », rapportent des journalistes de Reuters et des témoins.
Deux manifestants ont été tués par des tirs des forces de sécurité et un troisième a été percuté par un véhicule, ont-ils dit.
Le porte-parole de la police de l’Etat de Kaduna, Mansour Hassan, a assuré que les forces de l’ordre avaient fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants et n’avaient pas tiré à balles réelles.
La police nigériane a également recouru au gaz lacrymogène pour disperser des manifestants à Abuja.
A Lagos, la capitale économique, des manifestants ont défilé vers le siège du gouvernement local (le Nigeria est un Etat fédéral) sous la surveillance de policiers armés. Des centres commerciaux avaient été fermés par les forces de sécurité.
Des rassemblements se sont déroulés dans d’autres villes du pays, inspirés par les manifestations antigouvernementales de juin au Kenya, contre un projet de nouvelles taxes finalement retiré. Cette vague de contestation a été violemment réprimée par les forces de sécurité. La commission nationale kényane des droits de l’homme a fait état d’au moins 39 morts.
Le Nigeria, qui compte plus de 210 millions d’habitants, est en proie à une grave crise économique que les réformes du président Bola Tinubu, au pouvoir depuis mai 2023, n’ont pas enrayée. La population fait face notamment à une flambée des prix sans précédent depuis des décennies.
Le taux d’inflation annuel s’établissait à 34,19% en juin, du jamais vu depuis 28 ans.
La Banque centrale a procédé à plusieurs dévaluations du naira, la monnaie nationale, qui est désormais au plus bas face au dollar.
L’exécutif a notamment suspendu les subventions au gaz et à l’électricité dont la population, principalement de jeunes chômeurs qui se mobilisent sur les réseaux sociaux, réclame le rétablissement. Les manifestants demandent également la gratuité de l’enseignement primaire et secondaire et des mesures contre l’insécurité.
(Reportage Ope Adetayo, rédigé par Chijioke Ohuocha, version française Sophie Louet, édité par Kate Entringer)
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