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France-Un nouveau gouvernement à dominante macroniste, l’ancrage LR se renforce

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PARIS (Reuters) -Plus de deux semaines après la nomination de Michel Barnier à Matignon, l’Elysée a dévoilé samedi la composition du nouveau gouvernement, une formation de 34 ministres et cinq secrétaires d’Etat où le camp présidentiel emporte l’avantage face à la Droite républicaine qui s’assure toutefois des portefeuilles de premier plan.

Seule « prise » notable à gauche au sein d’une équipe droitière, et premier cité dans l’ordre protocolaire, l’ex-socialiste Didier Migaud, 72 ans, ancien premier président de la Cour des comptes et président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, est nommé au ministère de la Justice en remplacement d’Eric Dupond-Moretti.

Le ministère de l’Intérieur échoit au sénateur de Vendée (Les Républicains) Bruno Retailleau, figure de la droite conservatrice prônant une politique de fermeté en matière d’immigration, qui, à 63 ans, exerce ses premières fonctions ministérielles.

Le ministre sortant Gérald Darmanin (ex-LR), qui convoitait le ministère des Affaires étrangères, est remercié. C’est le ministre démissionnaire des Affaires européennes, le MoDem Jean-Noël Barrot, qui hérite du Quai d’Orsay.

Le député de la Haute-Loire Laurent Wauquiez, chef de file des 47 députés de la Droite républicaine, a décliné le ministère de l’Economie et des Finances alors qu’il briguait la Place Beauvau, a-t-on confirmé de sources LR.

UN TRENTENAIRE A BERCY

Les rênes de Bercy sont confiés au député (Ensemble pour la République, EPR) Antoine Armand, 33 ans, président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, qui dirigera le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.

Un autre « macroniste », Laurent Saint-Martin, est nommé ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics.

Outre l’Intérieur, les Républicains s’adjugent l’Agriculture (Annie Genevard) et l’Enseignement supérieur (Patrick Hetzel), deux ministères de plein exercice, ainsi que des ministères délégués ou des secrétariats d’Etat.

Laurence Garnier, un temps citée à la Famille mais contestée pour ses prises de position sur le mariage pour tous ou l’interruption volontaire de grossesse, est finalement chargée de la Consommation.

Dans le camp macroniste, outre Antoine Armand et Laurent Saint-Martin, la députée Anne Genetet est nommée à l’Education nationale, Agnès Pannier-Runacher retrouve un poste de plein exercice à la Transition écologique, à l’Energie et au Climat et Astrid Panosyan-Bouvet devient ministre du Travail, tandis que l’ex-LR Catherine Vautrin (étiquetée EPR) devient ministre des Territoires et de la décentralisation.

Chez les centristes, l’ancienne ministre (MoDem) Geneviève Darrieussecq sera chargée de la Santé. La députée UDI du Nord Valérie Létard, proche de Jean-Louis Borloo, est nommée au Logement.

Rachida Dati (ex-LR étiquetée EPR) conserve la Culture, Sébastien Lecornu (ex-LR) est maintenu aux Armées.

UNE ASSISE POLITIQUE FRAGILE

Résumant par avance l’état d’esprit dans les rangs de l’opposition de gauche, mais aussi d’une partie de la « Macronie », l’ancien président François Hollande, aujourd’hui député NFP, a commenté vendredi alors que les noms des ministres commançaient à circuler : « Pourquoi y a-t-il eu une dissolution si c’est pour avoir à peu près les mêmes, plus à droite encore ? ».

Lors de la nomination de l’ex-négociateur du Brexit à Matignon, le 5 septembre, Emmanuel Macron avait plaidé auprès du nouveau Premier ministre (issu de LR) pour le rassemblement le plus large possible au sein de l’équipe gouvernementale.

Après deux semaines d’âpres tractations et des refus en cascade de personnalités de gauche, l’équilibre politique demandé, au prix de frictions dans la « coexistence exigeante » du couple exécutif, épouse finalement – et paradoxalement – l’architecture de l’ancienne majorité battue aux élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet.

Un scrutin consécutif à la dissolution décidée par Emmanuel Macron qui a porté aux avant-postes la coalition de gauche du Nouveau front populaire. Avec 193 députés, le NPF revendiquait la charge de former un gouvernement sous l’égide de Lucie Castets, option écartée par le chef de l’Etat.

La répartition des postes gouvernementaux est censée refléter les forces en présence au sein de la galaxie macro-compatible : EPR comptait 97 élus à l’Assemblée nationale (mais la députée Sophie Errante a annoncé vendredi son départ du groupe), LR 47, le MoDem (Les Démocrates) 36 élus, Horizons 33 députés.

Un étiage fragile qui, en incluant les 22 élus Liot (Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires), assurerait à Michel Barnier une majorité relative de 235 députés, loin des 289 requis pour la majorité absolue.

Le Premier ministre, dont la déclaration de politique générale devrait intervenir le 1er octobre, a déclaré jeudi que son gouvernement oeuvrerait notamment à « améliorer la vie des Français », à « garantir la sécurité », à « maîtriser l’immigration », et à « maîtriser nos finances publiques ».

Le gouvernement ne bénéficiera d’aucun état de grâce dans une Assemblée morcelée où l’attendent une opposition de gauche revancharde, des macronistes méfiants et une extrême droite (126 élus) installée dans un rôle d’arbitre et n’excluant pas de déposer une motion de censure.

Michel Barnier comptera ses soutiens lors de la présentation le 9 octobre du projet de budget 2025 dans un contexte de détérioration des finances publiques et alors que Bruxelles presse Paris de remettre de l’ordre dans ses comptes.

Le chef du gouvernement a jugé mercredi la situation budgétaire « très grave ».

Il réunira son gouvernement pour la première fois lundi après-midi.

(Rédigé par Sophie Louet, édité par Blandine Hénault)

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