Les nombreux indicateurs incitent l’Europe à la prudence
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en hésitation jeudi à l’ouverture, avant la publication d’indicateurs clés sur l’inflation et après des données montrant que l’activité a de nouveau ralenti en Chine.
Les premières indications disponible indiquent que le CAC 40 parisien grignoterait 0,10% à l’ouverture. Les contrats à terme sur le FTSE à Londres et l’EuroStoxx 50 suggèrent une ouverture stable, contre une hausse de 0,13% pour le Dax à Francfort. Parmi les nombreuses données publiées jeudi, l’inflation en zone euro est attendue pour 09h00 GMT.
L’indicateur est d’autant plus important qu’il s’agira de la dernière donnée d’inflation pour la zone euro avant la prochaine décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne le 14 septembre, et un chiffre qui surprendrait à la hausse pourrait décider la banque centrale à agir, alors que les marchés sont partagés sur les perspectives de la réunion, les marchés monétaires estimant probable à 58% que la BCE relève ses taux.
Or, les données d’inflation allemandes et espagnoles, publiées mercredi, ont surpris à la hausse.
« Les données (de mercredi) ont été plus fortes qu’attendues, et il y a des risques que cela soit de nouveau le cas lors de la publication des données d’inflation jeudi », constatent les économistes de Nomura.
Pesant également sur le sentiment, les indicateurs PMI manufacturiers chinois publiés jeudi sont en contraction pour le cinquième mois consécutif, augmentant la pression sur Pékin pour qu’il décide de nouvelles mesures de soutien.
Outre l’inflation en zone euro, la dynamique des prix PCE, l’un des indicateurs d’inflation favori de la Réserve fédérale, est attendue aux Etats-Unis à 14h30 GMT.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en hausse mercredi après la publication de données indiquant un ralentissement de l’économie américaine, renforçant les attentes d’une pause en septembre dans la campagne de hausses des taux de la Fed.
L’indice Dow Jones a gagné 0,11% à 34.890,24 points, le S&P-500, plus large, a pris 0,38% à 4.514,87 points, et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,54% à 14.019,31 points.
EN ASIE
Les marchés japonais sont en légère hausse, portés par les fabricants automobiles et l’espoir que le cycle de hausse de taux touche à sa fin aux Etats-Unis, ce qui soutient les valeurs de croissance. Le Nikkei prend 0,6% à 32.512,26 points, le Topix se hissant de 1,02% à 2.336,91 points.
Les titres de croissance, en particulier ceux liés aux semi-conducteurs, soutiennent le Nikkei, Advantest et Tokyo Electron progressant respectivement de 1,83% et 1,27%. Toyota avance de 2,54% après des ventes mensuelles record, entraînant dans son sillage le secteur automobile qui progresse de 1,48%.
Les indices chinois sont en repli, le sentiment s’affaiblissant après de nouveaux indicateurs d’activité montrant que la contraction du secteur manufacturier se poursuit. Le SSE Composite de Shanghai recule de 0,61%, le CSI 300 de 0,61% et l’indice hongkongais Hang Seng de 0,4%.
CHANGES
Les marchés de change hésitent avant des données clés pour la trajectoire des politiques monétaires attendues jeudi et vendredi. Le dollar est immobile face à un panier de devises de référence, l’euro s’érodant de 0,08% à 1,0915 dollar, tandis que la livre sterling est stable à 1,2716 dollar.
En Asie, le yen se renforce de 0,15% à 146,02 yens pour un dollar, proche de son plus haut sur un an, tandis que le dollar australien grignote 0,06% à 0,648 dollar.
TAUX
Les rendements américains sont stables dans un contexte attentiste. Le rendement du Treasury à dix ans est stable à 4,114%, tandis que le taux à deux ans se maintient à 4,8878%.
PÉTROLE
Le brut hésite, inquiet de la demande chinoise mais prudent avant les données sur la consommation des ménages américains attendus à 12h30 GMT et qui éclaireront sur l’état de la demande outre-Atlantique.
Le Brent se maintient à 85,9 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) fait du surplace à 81,64 dollars.
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



