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Interview de Patrick Degenhardt, responsable de la communication de la Solidarité Chrétienne

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Découvrez l’interview de Patrick Degenhardt, nouveau responsable de la communication internationale de la Solidarité Chrétienne Internationale (CSI), un poste nouvellement créé. Dans cet entretien, il explique ce qui l’a conduit chez CSI, quels sont ses objectifs pour l’organisation et ce qui l’inspire dans sa vie privée.

CSI : Pourquoi avez-vous postulé chez CSI ?

Patrick Degenhardt : Il y a quelques années, ma femme et moi avons commencé à nous demander pourquoi la persécution des chrétiens faisait l’objet d’une si faible couverture dans les médias grand public. Souvent, ce n’est qu’au travers de créateurs de contenu indépendants ou de médias chrétiens que nous tombions sur des reportages à ce sujet. Au début, nous devions vérifier les informations, car certaines d’entre elles nous semblaient à peine croyables.

Comme j’ai une expérience professionnelle dans le domaine du marketing et de la communication, j’ai eu le sentiment que je pouvais contribuer à sensibiliser davantage le public à cette thématique. Un jour, je suis tombé sur l’offre d’emploi de CSI sur LinkedIn. Je me suis renseigné sur l’organisation et j’ai compris que cela correspondait exactement à mes attentes.

Comment avez-vous commencé ?

La première étape a consisté à comprendre où en était actuellement l’équipe de communication internationale et ce qu’il fallait mettre en place à court et moyen terme. Ma mission consiste à coordonner la communication entre les différentes filiales nationales de CSI, à procéder à des échanges de bonnes pratiques et à veiller à une plus grande cohérence. Parallèlement, nous développons des campagnes mondiales et souhaitons sensibiliser davantage le public aux thèmes centraux dans le cadre desquels CSI intervient.

Que pensez-vous de votre équipe ?

J’admire beaucoup mes collègues. Le travail de CSI est unique. Nous défendons une position indépendante sur la question des droits de l’homme et de la liberté de religion, fondée sur les principes bibliques et sur ceux de l’État de droit, y compris l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU.

Malheureusement, de nombreux pays qui ont signé des traités relatifs aux droits de l’homme ne sont pas disposés à les mettre complètement en œuvre. Nous sommes là pour défendre ce qui est juste pour les chrétiens et les autres communautés persécutées. Il faut du courage pour dire la vérité face aux puissants.

Quels sont vos objectifs ?

Notre objectif principal est de sensibiliser davantage le public aux violations des droits de l’homme et à la persécution religieuse, tout en faisant mieux connaître CSI.

Nous travaillons aussi à développer davantage notre présence en ligne. Nous avons par exemple lancé CSI in Focus, un nouveau format dans lequel des experts indépendants et des responsables de CSI s’expriment sur notre travail concernant les droits de l’homme et nos programmes humanitaires.

Quel est votre souvenir le plus marquant de vos premiers mois avec nous ?

L’un des moments forts pour moi a été la campagne d’aide d’urgence menée conjointement avec l’équipe suisse pour lutter contre la famine dans les monts Nouba, au Soudan.

Interview : Reto Baliarda

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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