Pas de répit pour les actions, rechute des rendements
par Marc Angrand
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue dans le rouge et les Bourses européennes creusent leurs pertes à mi-séance mardi, la poursuite des combats en Ukraine et l’impact économique à venir des sanctions visant Moscou continuant de plomber le sentiment de marché tandis que la révision à la baisse des anticipations de hausse de taux fait rechuter les rendements obligataires.
Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,71% pour le Dow Jones, de 0,87% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,94% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 perd 3,27% à 6.441,32 points à 12h00 GMT après un bref passage en territoire positif en début de matinée et se rapproche de son plus bas de jeudi dernier (6.432,89). A Londres, le FTSE 100 cède 1,15% et à Francfort, le Dax recule de 2,83%.
L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 3,14%, le FTSEurofirst 300 de 1,71% et le Stoxx 600 de 1,98%.
Au sixième jour de l’opération d’invasion lancée par la Russie, une colonne de blindés russes s’étend mardi sur soixante kilomètres en direction de Kiev, la capitale ukrainienne, et les bombardements se sont intensifiés sur plusieurs grandes villes du pays.
Malgré les lourdes sanctions internationales, Moscou entend poursuivre son « opération militaire » jusqu’à ce que ses objectifs soient atteints, a déclaré le ministre de la Défense de Vladimir Poutine.
Au-delà de la situation sur le terrain, les investisseurs craignent les retombées économiques du conflit et des sanctions. Stéphane Monier, directeur des investissements de Lombard Odier, explique ainsi dans une note s’attendre à une perte d’un point de croissance pour la zone euro cette année, en évoquant « des conséquences profondes pour la croissance et les marchés financiers mondiaux ».
Dans ce contexte, les résultats définitifs des enquêtes PMI auprès des directeurs d’achats du secteur manufacturier, qui confirment le maintien d’une croissance soutenue en février, sont pratiquement passés inaperçus.
TAUX
Parallèlement à la baisse des actions, le fait du jour est la rechute marquée des rendements des emprunts d’Etat, conséquence du regain d’aversion au risque mais surtout de la révision à la baisse des anticipations en matière de taux d’intérêt.
Le marché ne croit en effet plus guère à l’hypothèse d’un relèvement de 50 points de base du taux des « fed funds » américain le 16 mars, date des prochaines décisions de la Réserve fédérale, une hypothèse un temps privilégiée.
Quant à la Banque centrale européenne (BCE), elle ne devrait relever ses taux que de 25 points de base d’ici la fin de l’année, contre 30 points lundi et 40 avant l’invasion de l’Ukraine, au vu des positions sur les marchés monétaires.
Les rendements des emprunts d’Etat allemand s’acheminent vers leur plus forte baisse sur une séance depuis 2016, le dix ans étant repassé en territoire négatif pour la première fois depuis le 1er février, en recul de plus de 15 points de base par rapport à son niveau de clôture de lundi.
Le dix ans américain chute quant à lui de plus de dix points à 1,7377%, au plus bas depuis le 25 janvier.
Les investisseurs attendent à 13h00 GMT la première estimation de l’inflation en Allemagne en février.
VALEURS EN EUROPE
La chute des rendements obligataires pénalise une nouvelle fois les banques, déjà mises à mal par leur exposition à la Russie: l’indice Stoxx des valeurs bancaires de la zone euro cède 4,66% et retombe à son plus bas niveau depuis juillet.
À Paris, Crédit agricole perd 6,68%, Société générale 7,16% et BNP Paribas 4,72%. À Milan, Intesa Sanpaolo 5,12abandonne 5,12% et à Amsterdam, ING recule de 6,28%.
Une fois de plus, seules les valeurs défensives et celles de la Défense parviennent à tirer leur épingle du jeu, à l’instar de Thales, seule hausse du CAC 40 (+5,15%).
Dans l’actualité des résultats, Bayer (+0,85%) profite d’une publication supérieure aux attentes alors qu’Atos chute de 15,9% après des prévisions jugées décevantes par certains analystes et l’annonce du prochain départ de son directeur financier.
CHANGES
Le calme du début de journée sur le marché des devises n’a pas duré et le dollar, un temps orienté à la baisse, s’apprécie de nouveau face aux autres grandes devises (+0,21%).
L’euro (-0,39%) retombe ainsi à 1,1175 dollar après un pic à 1,1233.
Le rouble reprend néanmoins un peu de terrain, à 97,036 pour un dollar contre 110 au plus bas lundi (mais moins de 80 il y a une semaine).
PÉTROLE
Le marché pétrolier, s’il reste sous ses récents plus hauts de sept ans, est de nouveau en forte hausse, rattrapé par les craintes de tensions sur l’offre en cas d’arrêt des exportations russes.
Le Brent gagne 5,11% à 102,98 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 4,1% à 99,64 dollars.
(Reportage XXXX, version française Marc Angrand)
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