Cameroun : Les postes de contrôle de Kumbo, théâtres d’extorsions dénoncés par la population
En République du Cameroun, les postes de contrôle routier mis en place dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont censés garantir la sécurité face à l’insurrection séparatiste. Pourtant, pour les civils qui les traversent au quotidien, ils sont devenus synonymes de calvaire. Récemment, le témoignage accablant d’un usager régulier de l’axe Kumbo-Nkambe a mis en lumière l’ampleur du harcèlement et des abus financiers orchestrés par certains éléments des forces de sécurité.
Un quotidien de harcèlement et de détentions arbitraires
Le témoin, employé d’une entreprise de construction basée à Nkambe, emprunte fréquemment cette route stratégique de la région du Nord-Ouest. Selon ses déclarations, le poste de contrôle mixte situé à l’entrée de la ville, au lieu-dit « Welcome to Kumbo », s’est transformé en un point de péage illégal et d’intimidations permanentes.
« Les militaires qui s’y trouvent perturbent les passagers plus que quiconque », confie ce voyageur sous couvert d’anonymat, par peur de représailles. « Cela commence par la fouille systématique des téléphones portables, pour se terminer par l’exigence de fortes sommes d’argent. Ils nous accusent d’être des fraudeurs ou des complices sans l’ombre d’une preuve. Ils vous retiennent là aussi longtemps qu’ils le souhaitent, uniquement pour vous pousser à bout et vous forcer à payer. »
Ce professionnel affirme avoir été personnellement détenu de manière arbitraire à plus de quatre reprises, sans qu’aucune infraction ne lui soit reprochée. Ce cas est loin d’être isolé sur le tronçon de la Ring Road de Bamenda, une route pourtant vitale pour l’économie et le déplacement des populations locales.
La violation de la vie privée comme outil d’extorsion
La fouille des téléphones portables est devenue, selon les résidents, l’arme privilégiée des agents de sécurité pour soutirer de l’argent. À la recherche d’images, de messages ou de contacts suspects liés de près ou de loin au conflit qui secoue les régions anglophones depuis près d’une décennie, les soldats utilisent la moindre ambiguïté comme prétexte pour incriminer les voyageurs.
« Mon téléphone a été fouillé un nombre incalculable de fois », déplore la même source. Pour la population locale, déjà éprouvée par l’insécurité et la crise économique, ces contrôles intrusifs violent le droit le plus strict à l’intimité et constituent une double peine.
Une méfiance grandissante face au mutisme des autorités
Cette situation illustre une crise de confiance profonde entre l’armée camerounaise et les civils dans la zone anglophone. Depuis le déclenchement de la crise en 2016, qui s’est transformée en conflit armé entre l’armée régulière et les groupes séparatistes ambazoniens, le nombre de checkpoints a explosé.
Si le gouvernement de Yaoundé maintient que ces dispositifs sont indispensables pour couper les lignes de ravitaillement des insurgés et protéger les territoires, les ONG de défense des droits de l’homme dénoncent régulièrement des dérives d’impunité. L’extorsion institutionnalisée et la banalisation des pots-de-vin à ces barrières routières alimentent le sentiment de marginalisation au sein des communautés locales.
Face à la multiplication de ces dénonciations, la population civile et les usagers de la route lancent un appel pressant au commandement militaire et aux autorités administratives. Ils réclament des sanctions disciplinaires fermes contre les agents indélicats afin de restaurer l’image des forces de défense et de mettre fin à la victimisation continue des citoyens.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

